Aide d'urgence pour 300 familles touchées au Guatemala

Covid + tempête tropicale Eta = double catastrophe

14.11.2020

Depuis le mois de mars, le Guatemala est en état d’urgence en raison de la pandémie de coronavirus. Le 6 novembre dernier, la tempête tropicale Eta a aggravé la situation, ravageant des maisons et des récoltes.

Projet d’aide d’urgence : aidez les familles dans les régions de Jalapa et Cubulco.

La tempête tropicale Eta s’est déchaînée sur l’Amérique centrale il y a quelques jours. Le Guatemala a été frappé par des pluies torrentielles qui ont provoqué de violents éboulements et détruit de nombreuses maisons. Il est encore trop tôt pour évaluer les dégâts causés par la tempête sur nos projets. Ce qui est sûr, c’est qu’une grande partie des récoltes de maïs et de haricots a été détruite. Le responsable de notre organisation partenaire Tzuul Taq’a témoigne : « Il est triste de voir que des maisons qui n’avaient même pas l’eau courante sont aujourd’hui inondées. Beaucoup de gens ont tout perdu. »

L’aide, c’est de la nourriture, des semences et de l’espoir

En raison des mesures de confinement dues à la pandémie de Covid-19, de nombreuses familles n’ont plus de revenu. Dans cette situation doublement difficile, nous voulons apporter un soutien supplémentaire à nos projets. Afin d’assurer le ravitaillement de 300 familles dans les régions de Jalapa et Cubulco, nous soutenons deux projets d’aide d’urgence qui consistent à fournir aux familles du maïs, des haricots, du sucre ainsi que des semences pour remplacer la récolte perdue. Nous souhaitons redonner de l’espoir aux populations touchées par la tempête et leur montrer qu’elles ne ne sont pas seules.

Une collaboratrice et un collaborateur de l'organisation Tzuul Taq'a informent sur la situation liée au coronavirus et distribuent de la nourriture en urgence.

Une catastrophe après l’autre

À cause du coronavirus, la situation au Guatemala était déjà précaire avant la tempête tropicale. Dans les régions où les cas d’infections augmentent, les gens ne sont autorisés à quitter leur maison qu’en cas de première nécessité, notamment pour faire des courses alimentaires. Cette situation a un impact considérable sur nos projets, dont la continuité n’est possible qu’à certains endroits.

De nombreuses activités s’accompagnent désormais d’une assistance via les téléphones portables, qui permettent aux personnes participant aux projets de poser des questions et recevoir des conseils. En même temps, la crise actuelle met en avant le travail effectué par nos organisations partenaires, notamment en matière d’agroécologie. En effet, l’utilité de cette méthode de culture de semences traditionnelles, sans pesticides ni engrais chimiques, est reconnue et appréciée au-delà des campagnes.

Aujourd’hui, les habitant·e·s des villes prennent conscience que leur alimentation dépend de la production des agricultrices et agriculteurs. Le dur labeur quotidien des paysan·ne·s est valorisé et leur confiance en leurs capacités est renforcée.

Le coronavirus creuse les inégalités sociales

Cette pandémie met également en lumière, de manière implacable et brutale, les inégalités qui existent encore au Guatemala, plus de vingt ans après les traités de paix. Les mesures de prévention contre le coronavirus sont difficiles à mettre en œuvre dans les zones rurales. Pour se laver régulièrement les mains il faut avoir de l’eau et du savon mais, dans la plupart des régions où se déroulent nos projet, ce n’est pas le cas. Une femme doit déjà parcourir des kilomètres à pied chaque matin pour aller chercher de l’eau pour boire et pour la cuisine. Comment pourrait-elle ramener suffisamment d’eau pour que toute la famille puisse se laver les mains plusieurs fois par jour ?

Philippa Mund, responsable du programme Guatemala chez Action de Carême

 

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