Agroécologie : privilégier le savoir local aux pesticides importés

Avec nos organisations partenaires, nous organisons des formations sur les techniques de culture agroécologiques. Ces ateliers offrent aux familles paysannes la possibilité de s’affranchir des grands groupes agroalimentaires. Ils les aident également à mieux réagir au changement climatique, dans une approche qui préserve le sol et accroît la productivité.

 

L’agriculture traditionnelle n’a que peu à offrir aux petits paysans des pays en développement. En effet, elle détruit la couche d’humus déjà fragile en de nombreux endroits dans ces régions, qui sont frappées plus lourdement que nous par les problématiques environnementales. En se spécialisant dans certaines cultures commerciales, à savoir des denrées alimentaires destinées à la vente, et non à l’autoconsommation, les familles paysannes deviennent tributaires des cours mondiaux. Qui plus est, elles s’endettent pour acheter des engrais et des pesticides.

 

Généralement mal utilisés faute des connaissances et de l’équipement requis, ces produits ont des conséquences désastreuses sur la santé et l’environnement, d’autant plus que les pesticides vendus dans les pays en développement sont souvent très toxiques et, à ce titre, interdits depuis plusieurs décennies en Europe.

 

Associer des variétés de plantes qui se protègent ou se renforcent

 

À cet égard, l’agroécologie constitue une option intéressante pour de nombreux paysans. Centrée autour des besoins des familles paysannes, elle vise à produire une alimentation équilibrée tout en préservant durablement le sol et l’environnement. Un de ses principes consiste à associer différentes cultures choisies pour se protéger des parasites et s’échanger des éléments nutritifs. Un autre de ses principes est axé sur l’apport d’un maximum de matière organique au sol, que ce soit sous la forme de compost, de paillage ou de fumier, afin de favoriser la vie présente dans le sol et la formation d’humus.

 

Dans les faits, il n’existe pas de méthode agroécologique universelle. En effet, chaque situation appelle sa propre technique, spécialement élaborée en fonction des conditions du site et des besoins des paysans. Au Sénégal, par exemple, les familles paysannes pratiquent une association de mil, d’arachides et de manioc et fabriquent des insecticides naturels à base de plantes. En Haïti, par contre, on cultive du vétiver ou de la canne à sucre en bandes parallèles aux pentes en vue d’améliorer la stabilité des talus. Les paysans philippins font quant à eux pousser leurs propres variétés de riz afin de rendre leurs cultures plus résistantes aux conséquences du changement climatique. Au Kenya, enfin, des « forêts comestibles » assurent une alimentation équilibrée et offrent une solution de rechange à la monoculture de maïs.

 

Quel que soit le pays, les techniques agroécologiques se rejoignent toutes en ceci qu’elles sont axées sur les petits producteurs. S’appuyant sur les connaissances traditionnelles locales, ces familles paysannes contribuent activement à élaborer des techniques qui conviennent à leur région et répondent au mieux à leurs besoins particuliers.

Favorisez l'accès à la nourriture dans les pays les plus défavorisés

1

Montant

Choisissez le montant désiré

Simon Degelo

Agroécologie

Mail