Informations sur les options de paiement

Évitez les frais supplémentaires en optant pour le mode de paiement dont les coûts de transaction sont les plus bas. Les coûts varient en fonction du moyen de paiement choisi :

  • Twint : 1.3%
  • Facture QR : 0.2%
  • Mastercard : 1.3%
  • Google Pay : 3.2%
  • PostFinance : 2.0%
  • Visa : 1.3%
  • PayPal : 3.9%
  • Apple Pay : 3.2.%

Vous pouvez également prendre en charge les frais qui nous incombent en cliquant à la fin du formulaire de don.

Merci beaucoup pour votre soutien !

IBAN: CH31 0900 0000 1001 5955 7

Header Bild Placeholder

Suisse

Josef Stübi, évêque auxiliaire du diocèse de Bâle et président du Conseil de fondation d’Action de Carême, met en garde contre de nouvelles coupes dans la coopération internationale.

Source : Photo principale : Diocèse de Bâle / Photo de l’article : Action de Carême

Mehr Icon

08.07.2026

Suisse, Éliminer la faim, Sécurité alimentaire

« Le Conseil fédéral fait des économies sur le dos des plus démuni·e·s »

Les récentes coupes décidées par le Conseil fédéral dans la coopération internationale suscitent de vives critiques. Josef Stübi, président du Conseil de fondation d’Action de Carême, met en garde : réduire les investissements dans la coopération internationale à long terme, c’est pénaliser les populations les plus démunies et prendre le risque de payer plus cher les crises de demain.

Auteur·e

Josef Stübi, président du Conseil de fondation d’Action de Carême

Partager

Lien copié !

Le Conseil fédéral a décidé de réduire les moyens consacrés à la coopération internationale en procédant à des coupes budgétaires et en réaffectant une partie des fonds à l’aide d’urgence. Résultat : près d’un franc sur quatre disparaît. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis justifie cette décision par la nécessité de faire des économies et renvoie aux réductions opérées dans des pays comme les États-Unis ou l’Allemagne. Pourtant, la Suisse ne fait face à aucune pression financière particulière : les finances fédérales sont saines et le pays affiche l’un des taux d’endettement les plus faibles au monde.

Cette décision du Conseil fédéral est doublement préjudiciable. Elle touche d’abord les populations les plus démunies ainsi que les actrices et acteurs locaux du Sud global qui luttent contre la pauvreté et œuvrent à des changements durables. Elle risque aussi d’affecter le travail d’organisations suisses comme Action de Carême, qui misent sur l’aide à l’autonomie et accompagnent les personnes concernées sur le long terme afin qu’elles puissent surmonter durablement la faim et la pauvreté par leurs propres moyens.

À propos de Josef Stübi

Josef Stübi (65 ans) préside le Conseil de fondation d’Action de Carême depuis février 2024. Évêque auxiliaire du diocèse de Bâle, il a été pendant de nombreuses années curé de la ville de Baden (AG) et exerce un ministère pastoral depuis 1987. Il vit à Soleure. Dans les grands diocèses, les évêques auxiliaires épaulent l’évêque diocésain dans l’exercice de sa mission. Ils le représentent notamment lors de célébrations, de confirmations ou au sein de différentes instances de l’Église.

Les évêques suisses s’opposent aux coupes budgétaires

En 2024 déjà, les évêques suisses soulignaient : « Nous sommes convaincus que la Suisse a besoin d’une coopération internationale forte. Réduire notre engagement aurait des conséquences disproportionnées pour les populations les plus démunies et les plus vulnérables. Les responsables politiques, les organisations d’entraide, les Églises et la société civile doivent unir leurs efforts en leur faveur. » Pour que cet engagement puisse se poursuivre, il faut un soutien politique et des moyens suffisants. Or le changement de cap engagé aujourd’hui va dans la direction opposée.

Ces dernières coupes ne sont d’ailleurs pas un cas isolé. Les mesures d’économie adoptées ces derniers mois et ces dernières années ont déjà affaibli la coopération internationale. Face aux crises mondiales qui se multiplient, il faudrait au contraire renforcer les moyens disponibles afin de réduire les situations de détresse et de promouvoir une plus grande justice sociale. Il appartient désormais au Conseil fédéral et au Parlement de veiller à ce que la Suisse reste fidèle à sa tradition de solidarité, non seulement dans ses discours, mais aussi dans ses actes.