Chère lectrice, cher lecteur,
En 2025, nous avons commencé à appliquer notre nouvelle stratégie « Agir au niveau local – coopérer au niveau mondial », pour laquelle nous nous sommes fixé des objectifs ambitieux à l’horizon 2030. Nos douze programmes pays et nos trois programmes internationaux visent à améliorer les conditions de vie de près de trois millions de personnes chaque année et nos activités de plaidoyer font avancer la recherche de solutions durables aux problèmes du monde. Notre mission s’articule autour du droit à l’alimentation, de la justice climatique, de la défense des droits humains, de l’égalité entre les genres et de l’autonomisation des actrices et acteurs locaux, afin qu’ils puissent satisfaire eux-mêmes leurs besoins.
Après les coupes dans le budget de la coopération au développement, Action de Carême a mis en oeuvre des mesures d’économie, mais aussi trouvé de nouveaux bailleurs de fonds qui garantissent la pérennité de notre travail. Il s’agit, à part des legs et des donatrices et donateurs privés, de fondations, de communes, de cantons, de paroisses et d’Églises cantonales. Grâce à ce résultat positif, Action de Carême est en mesure d’augmenter ses dépenses en faveur des projets dans le Sud global en 2026.
L’aide d’urgence est restée d’actualité en 2025. Rien qu’aux Philippines, 80 % des régions dans lesquelles nous menons des projets sont régulièrement touchées par des typhons, des éruptions volcaniques ou des inondations. Là aussi, notre engagement porte ses fruits : les zones où nous réalisons un travail de prévention n’ont plus eu de victimes à déplorer.
Cette année encore, avec nos organisations partenaires dans les pays du Sud, nous avons exercé des pressions sur les négociations climatiques, notamment à l’occasion de la COP30 au Brésil. Il s’agit maintenant de concrétiser les décisions visant une sortie des combustibles fossiles dans le monde entier et d’avancer vers une transition énergétique à visage social, afin que les plus démuni·e·s en bénéficient aussi et que personne ne soit laissé·e de côté. Nous nous félicitons par ailleurs de l’arrêt de la Cour suprême du Kenya, qui a levé l’interdiction de l’échange de semences paysannes. Un grand succès pour les familles paysannes, dont l’accès aux semences et à une alimentation de qualité s’en trouve facilité.
Cordiales salutations,
Bernd Nilles, directeur d’Action de Carême
