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« De l’argent utilisé à bon escient » – Cinq questions à Action de Carême sur l’initiative

02.11.2020
Bernd Nilles, directeur d'Action de Carême

Comment Action de Carême cofinance-t-elle l'initiative pour des multinationales responsables ? La question est régulièrement soulevée. Bernd Nilles y répond.

En ce moment, l’attention des médias se porte davantage sur les dessous de la campagne en faveur de l’initiative sur les multinationales responsables, notamment sur son financement. Les œuvres d’entraide qui investissent financièrement dans le lobbying politique font l’objet de critiques. Qu’en pensez-vous ?

Il est très regrettable que le lobby des multinationales ait réussi à détourner l’attention du réel enjeu : la nécessité d’assurer la meilleure protection possible des droits humains et environnementaux. En revanche, c’est une bonne chose que les nombreux donateurs et donatrices qui nous soutiennent dans notre engagement en faveur de l’initiative puissent lire dans les médias que leur argent est utilisé à bon escient. Ces derniers jours, les dons en faveur de l’initiative chez Action de Carême ont augmenté. Bon nombre de nos donatrices et donateurs semblent aujourd’hui conscients qu’il est difficile de s’opposer aux grandes entreprises ayant leur siège en Suisse et faisant partie des plus puissantes au monde.

Pourquoi Action de Carême s’engage-t-elle pour l’initiative ?

Depuis des décennies, nos organisations partenaires nous informent de la dégradation de l’environnement et des violations des droits humains dont les populations d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine sont victimes. L’une de nos missions essentielles est de combattre ces injustices qui sont source de pauvreté et de souffrance. Nous avons d’abord cherché le dialogue avec les autorités et les entreprises, mais il en a résulté des mesures purement volontaires. En 2012, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté les principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. Action de Carême a alors renforcé son engagement. En 2013, le premier rapport sur le projet de mine à Tampakan (Philippines) et les déplacements de population qui y sont liés a été publié. Puis, en 2016, nous avons soumis l’initiative pour des multinationales responsables avec de nombreuses autres organisations.

Comment Action de Carême finance-t-elle son engagement ?

Chaque année, nous collectons environ 15 millions de francs de dons qui sont destinés à soutenir des projets de lutte directe contre la pauvreté, la recherche et le travail technique sur les causes de la pauvreté, la formation et les campagnes. Depuis 2016, nous dépensons en moyenne 50 000 francs par an pour la cotisation et le financement de la campagne de l’initiative pour des multinationales responsables. Cela représente moins de 0,3 % de notre budget. En même temps, nous finançons à hauteur de 6 millions de francs, avec l’aide de la DDC, des programmes de lutte contre la pauvreté en Afrique, en Asie et en Amérique latine, ainsi que des actions de sensibilisation.

Action de Carême utilise-t-elle l’argent de la DDC pour financer l’initiative ?

Non. Les fonds de la DDC ne doivent pas être utilisés pour le lobbying politique en Suisse et nous nous y tenons. Nous avons suffisamment de dons pour financer notre engagement politique.

Pourquoi la population suisse devrait-elle voter OUI à l’initiative le 29 novembre ?

Pour que nous puissions léguer à nos enfants un monde dans lequel tous les êtres humains ont des droits, l’environnement est préservé et la prospérité ne se fait pas au détriment d’autrui.